Kandousi

I sing.

 

I'm opening the chant and and drinking from the sacred waters of Chant.

 

The ones that legitimize the every thing and the every moment.

 

For the power of the ancestors bridges Chants to Stars.

 

And I am filled with nostalgia and gratitude for the elucidating beauty of the celestial body flowing within the chant.

 

I sing because here on Earth I suffer.

 

And because deep within my body there is a fire screaming and a fire weeping for again and again I have lost you and today I’m losing you once more.

 

But I know now I have to find myself fully, entirely in order to never lose you again.

 

And so I dig furrows into the earth to pour my tears and I dig furrows into the earth to set free the mourning.

 

And I dig furrows into the earth to reach the Sun that resides in it’s center and join it’s healing equanimity.

For this is my Karma.

 

And it’s an arduous task because here on earth we have forgotten how to rely on the silent strength of the living mother who shelters our every step.

 

And I call upon the memory of the ancestors to reach the age of wisdom and know the Century of Redemption.

 

Light and Love are like clear waters gliding along the length of the day  and illuminating the night. 

 

We are and have been a thousand times these clear waters and lights reunited by the day and celebrated by the night.

 

Delicious and Illusive these waters carry the Gold of the world.

To follow their course I must Learn to never to possess anything from them.

 

Each and every time my steps attempted to hold it’s pulse the rhythm of their innermost nature remained to me still… unknown.

 

And so, each time, the charm of these clear waters flowed It’s immutable course as I remain clotted in the fragile salt of humaness.

 

And so I understand my path towards this residing Earth Sun Is not fulfilled.

 

And so I dig furrows into the Earth so that the radiance of my body may join the reddening fire over the horizon as well as in the heart of the Earth that remains for now and forever the Origin of the World.

Vasuraye Kandou

Dans mon ventre il y a ce feu solaire et la voie du temple, et lorsque je respire profondément et chante a partir de ce feu, le feu de mon ventre, je sais que j’ouvre les portes, et la réalité s’embrase et s’illumine.

 

Alors je sais que je suis heureuse.

 

Alors je sais que je suis pouvoir et passion.

 

Alors je sais que je suis a la fois le jour et la nuit.

 

Viens avec moi. J’entends ta douleur.

 

Si je te tends la main et que tu prends la mienne, nous marcherons ensemble dans ce soleil en célébrant le jour et la nuit.

 

Et j’appelle les dieux et chante pour les dieux car je suis un feu célébrant qui soulève les voix souterraines et qui, ainsi, relie la terre et les astres, libère l’humanité de sa peine, de ses entraves.

 

Et je l’ai choisi.

 

Ainsi soit-il.

 

In my belly, there is a solar fire which is also Temple’s path, and when I ancer my breath and become the song of this fire, the fire of my womb, I know I’ve opened the doors, and reality flames and illuminates.

 

Then I know, I am the joy full burst of life.

 

Then I know I am power…and passion.

 

Then know I am both day and night.

 

Come with me. I’ve been hearing your pain.

 

We’ll walk inside the Sun and celebrate the day.

 

And I address my love to the gods, and I chant to the gods, bringing the dark powers of the underground worlds to merge, because I am a celebrating fire which unites earth and stars.

 

And I’ve chosen it.

 

So shall it be.

Je chante.

 

J’ouvre le chant et je m’abreuve aux eaux sacrées du chant.

 

Celles qui légitimisent chaque chose, chaque instant.

 

Car le pouvoir des ancêtres relie le chant et les étoiles.

 

Et je suis remplie de nostalgie et de reconnaissance envers la beauté éclaircissante des astres qui coulent dans le chant.

 

Je chante parce qu’ici sur terre je connais la souffrance. Et qu’au fond de mon corps, il y a un feu qui crie, et un feu qui pleure car plusieurs fois je t’aie perdu et qu’aujourd’hui encore je te perds.

 

Mais je sais aujourd’hui que je dois me retrouver entièrement pour ne plus jamais te perdre.

 

Alors je creuse des sillons dans la terre pour déverser mes larmes, et je creuse des sillons dans la terre pour libérer les deuils.

 

Et je creuse des sillons dans la terre pour atteindre le Soleil au centre de la Terre, pour me relier à son équanimité bienfaitrice.

 

Car tel est mon karma.

Et la tâche est ardue car ici sur la terre nous avons oublié comment nous relier à la force tranquille de la Mère qui vit et supporte nos pas.

 

Et j’appelle la mémoire des ancêtres pour parvenir à l’âge de sagesse et connaître le siècle rédempteur.

 

La lumière et l’amour sont comme des eaux claires qui glissent tout le long du jour et illuminent la nuit. Nous avons été plus de milles fois ces eaux claires et cette lumière réunis par le jour et célébrés par la nuit. Cette eau fuyante et délicieuse qui recèle tout l’or du monde.

 

Je dois suivre leur cours en apprenant à ne rien posséder d’elles.

 

À chaque fois, mes pas ont tentés de retenir son élan mais le rythme de sa nature profonde m’est encore inconnu.

 

Et à chaque fois, le charme des eaux claires a suivi son cours inaltérable, et je suis restée figée dans le sel friable de mon humanité.

 

Je comprends alors que mon chemin vers ce Soleil résidé n’est pas terminé.

 

Et je creuse des sillons dans la terre pour que le rayonnement de mon corps rejoigne ce feu rougeoyant qui brille à l’horizon ainsi qu’au cœur de la terre et qui restera à jamais l’Origine du monde.

 

Je prie.

Je prie, je te demande, je me prosterne devant toi, Feu créateur.

De tout mon être; avec souffrance et compassion.

Écoute-moi à ma juste valeur, je saurai te donner.

 

Je suis allée à la rivière.

J’ai grimpé la haute montagne.

Je me suis ouverte et j’ai bu aux eaux sacrées de la lune.

 

Et aujourd’hui j’appelle, à travers l’écho des âges. Redonne-moi l’enfant qui vit en moi.

 

Et aujourd’hui j’appelle, à travers les millénaires. Redonne-moi l’enfant, celui qui court avec le vent, joue dans les buissons, bouge les étoiles; celui qui vit au fond de moi.

 

Oui je sais, la vie tourne, la vie fait rouler les jours tout comme le soleil sous l’horizon et j’en suis reconnaissante.

 

Mais je ne puis m’empêcher de sentir que quelque part tu m’as abandonné.

 

Tu viendras à moi et le jour et la nuit se rencontreront. Tu viendras à moi et nous serons un.

 

Jusqu’à ce que le sablier glisse et se brise.

 

Jusqu’à ce que tout recommence.

 

 

 

Suveya

 

 

I pray.

I pray, I beseech you, I lay myself before you, Creative Fire. From my whole being, with suffering and compassion.

 

Listen to me for all that I am worth; I will know what to offer you.

I went to the river.

I climbed the high mountain.

I opened myself and I drank of the moon’s sacred waters.

 

And, today, I call, throughout the echo of the ages: Return to me, inner child.

 

And, today, I call, throughout the millennium: Return to me, inner child, he who runs with the wind, plays amongst the bushes, moves the stars; he who lives within my depths.

 

Yes, I know, life turns, and swirls, life makes days spin, like the sun, towards the horizon, and I give thanks for that.

 

But I cannot help but feel that, somehow, you abandoned me.

 

You will come to me and day and night will meet.

You will come to me and we will be one.

 

Until the hourglass slips and breaks.

 

Until it starts, all over again.